samedi 16 octobre 2010

Errance 1

Il porte sa maison sur son dos
Tel un escargot;
Comme lui
Il peut se faire écraser, massacrer,
Comme lui,
Il avance à pas comptés,
Mais lui
Ne sait pas où il vont le mener.
Il s'est arrêté
Dans notre belle cité,
Pour se reposer.
Assis devant la Maison de la Presse,
Il a déposé son dortoir.
Sans le regarder,
Les Uns et les Autres se pressent
Pour acheter leur quotidien.
Il n'existe pas,
Assis là
En position de faiblesse,
Son lot quotidien.
Il a vingt cinq ans,
"L'avenir devant lui"
Qui lui ont dit.
Aujourd'hui il vérifie
Ce qui lui a été transmis
Quand il était enfant.
Mensonges, tromperies,
C'est ce qu'il a ressenti,
Alors il est parti.
Ici, il n'existe pas.
Personne ne le connait,
Personne ne le reconnait,
Ici il est en paix.
Juste ne plus exister,
Se laisser aller.
Aujourd'hui, il a croisé son regard,
Elle lui a dit "bonjour",
C'est un beau jour.
De ses yeux hagards,
Il lui a souri,
Il a ressenti,
Il est en vie.
Une larme d'espoir,
Juste pour ce soir;
Il ne veut s'y accrocher
De peur de retomber
Et de s'enfoncer
Dans un plus grand désespoir.
Il ne connait que l'instant,
L'instant présent.
Juste récolter
Dans sa boite d'acier,
Quelques pièces dorées
Pour pouvoir manger.
Ce soir il repart,
Son dortoir sur le dos,
Tel un escargot,
Se mettre à part,
Bien caché,
Dans un coin de notre belle cité.
Il porte toute sa vie sur son dos.

3 commentaires:

beatrice De a dit…

Bonjour Màdame.
J'ai essayé de m'inscrire à votre blog. Hélas cela ne passe pas et ne sais pas pourquoi. Google m'embête avec le compte et ne sais pas comment m'en dépatouiller.
Bienvenue parmi les blogeuses.

beatrice De a dit…

Bonjour Madame la poétesse !
ça a passer. OUF ! Google refusait mon mail. Le comble !

claudine citron a dit…

super! j'attends tout vos commentaires et merci pour votre joie de vivre et surtout si vous revenez en Creuse n'oubliez pas de me prévenir bonne soirée